ELOKA

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TUKTU

LE PROJET DE RECHERCHE TUKTU

Le projet de recherche TUKTU (caribou en Inuktitut) a commencé en 2008 dans la communauté de Baker Lake au Nunavut avec une première consultation de la communauté locale et au cours d’ateliers participatifs co animés avec "feu" Vera Avaala, assistante de recherche. Depuis 2008, TUKTU consiste à étudier les impacts de la mine sur la santé des hommes et des caribous. Chaque année les résultats de l’année précédente sont restitués au cours d’une réunion communautaire et les questions de recherche sont revues avec les membres de la communauté et tiennent compte de l’évolution du contexte local.  En 2008, une série d’ateliers participatifs ont permis avec les ainés de déterminer les priorités de recherche. Cinq thèmes ont été retenus : l’avenir des jeunes, la transmission des savoirs entre les jeunes et les ainés, l’importance de la ressource caribou et les impacts miniers. La roue radar (figure 1) réalisée en atelier illustre les préoccupations énoncées par les ainés du village.  Un programme d’échange avec les jeunes Sámi du Nord de la Scandinavie est souhaité. Figure 1 : Roue radar des principales préoccupations exprimées par la communauté de Qamani’tuaq (Blangy, 2008)

Figure 1 : Roue radar des principales préoccupations exprimées par la communauté de Qamani’tuaq (Blangy, 2008) (cf pièce jointe)

En 2010, la mine d’or Agnico Eagle s’installe à 70 km au nord du village. Très vite, les habitants s’inquiètent des répercutions de la mine sur la santé des hommes et des caribous. Une étude des impacts socio-économiques de la mine est menée en partenariat avec l’association Pauktuutit des femmes Inuit du Canada.(rapport Paukttuutit)

En 2014, suite à la fermeture imminente de la mine d’or annoncée plus tôt que prévu, les habitants de Qamani’tuaq décident d’explorer les scénarios du futur et les activités alternatives à la mine. Un programme d’échanges de jeunes Inuit/Sámi est également mis en place. Les élèves de l’école de Qamani’tuaq produisent des dessins et rédigent des lettres qui sont transmises aux écoles Sámi   en Suède. Les Inuit de Qamani’tuaq souhaitent échanger avec des éleveurs de rennes Sámi affectés eux aussi par le développement minier.

Pour répondre à leur demande, le projet TUKTU en 2015, est organisé autour de deux missions consécutives et dans deux régions géographiques : comme chaque année une mission est menée dans la communauté de Qamanit’uaq. Une seconde est également entreprise dans plusieurs sites Sámi au nord de la Scandinavie. Deux étudiantes sont envoyées simultanément sur le terrain. Elise Brunel est en charge d’un projet de vidéo participative qui a permis d’échanger sur les préoccupations des habitant-e-s et d’assurer la circulation des savoirs locaux via un support largement utilisé dans la communauté. Comment les habitants se représentent-ils et souhaitent ils se représenter ? Que deviennent les identités Inuit dans un contexte de développent industriel et capitaliste ? Amélie Brunel est envoyée en mission au nord de la Scandinavie avec trois objectifs : 1) Concrétiser l’échange entre les jeunes Inuit de Qamani’tuaq et les Sámi de Suède et transmettre les travaux des jeunes Inuit aux jeunes Sámi. 2) Définir les contours d’un nouveau projet de recherche autour de l’exploitation minière qui se ferait sous la forme d’une étude comparative entre les communautés Inuit et Sámi. 3) Cartographier les conflits d’usage sur le territoire de migration des rennes et entre les éleveurs de rennes.

PUBLICATIONS

Découvrez l'article de S.Blangy et A.Deffner, " Impacts du développement minier sur les hommes et les caribous à Qamani'tuaq au Nunavut : approche participative ", publié dans Inuit

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GDR PARCS

Logo GDRPARCSLe GDR PARCS (Groupement De Recherche Participatory Action Research and Citizen Science) est un réseau d'acteurs de toutes origines qui souhaitent mener une recherche d'excellence avec l'approche originale de la Recherche Action Participative, c'est-à-dire co-construite avec les citoyens et caractérisée par une collaboration permanente aboutissant à une meilleure compréhension des phénomènes et à l'élaboration conjointe de solutions. 

En proposant outils et méthodes (via des formations), un conseil aux chercheurs qui souhaiteraient les appliquer (missions d'expertise) et une réflexion de fond sur le participatif, les membres du GDR PARCS oeuvrent collectivement à l'amélioration des techniques participatives et à la diffusion de cette approche.

Découvrez ici le site du GDR PARCS.

L'OHMI Nunavik s'appuie abondamment sur les travaux réalisés au sein du GDR PARCS notamment pour organiser ses réunions de lancement et de restitution annuelle. Le design et la co animation sont réalisés avec l'aide de Jacques Chevalier. Plus récemment, le GDR PARCS a organisé avec l'aide de Corine Pardo la coordinatrice du labex DRRIHM une formation à la RAP (Recherche-Action Participative) entièrement dédiée aux membres des OHM. 5 OHM étaient représentés sur 10 et se sont familiariés avec les outils, techniques et approches de la RAP. La formation A-ROHM, la première d'une série de formation interOHM a été animée par J. Chevalier et finanxée par le labex DRIIHM.