Porteur
André Ravel
Session
2015
Co-porteur(s)
Suzanne Bastian
Titre
Recherche-action sur la santé et le bien-être des Inuits à l’interface Inuit-chien-environnement
Résumé
Partie intégrante de l'environnement physique, social et culturel des Inuits, les chiens représentent une source de bien-être pour eux, mais également une menace à ce dernier et à la santé des habitants des communautés nordiques du Québec. Dans la prévention de problèmes de santé associés aux chiens au Nunavik, il est fondamental de reconnaître et de comprendre ensemble la perspective inuite actuelle de l’impact sur la santé et le bien-être que représente le chien à l’interface Inuit-environnement. En application de l’approche écosanté et du principe du double regard, le projet de recherche vise à mieux connaitre les liens entre les chiens et la santé et le bien-être des habitants de Kuujjuaq et à atténuer les problèmes à l’interface Inuit-chien-environnement tout en optimisant le bien-être à cette interface.
Type de projet
Projet OHM
OHM(s) concerné(s)
  • Nunavik
Disciplines
Anthropologie, Biologie, Éco-épidémiologie, Écologie de la santé, Santé publique, Zoologie

Porteur

André
Ravel
André Ravel est un vétérinaire épidémiologiste (MSc, PhD) qui enseigne la santé publique vétérinaire. Au cours de sa carrière, il a travaillé en recherche et en surveillance sur des problématiques de santé humaine à l’interface de l’animal et de l’environnement. Il a contribué à la conception, au développement et à la mise en œuvre de deux systèmes canadiens de surveillance de problèmes zoonotiques selon une approche intégrée humain-animal-environnement (PICRA et FoodNet Canada). Il est aussi le chef de file sur l’attribution de source des maladies gastro-intestinales au Canada. Il s’intéresse maintenant aux approches globales et participatives, notamment l’approche écosanté.

 

Participants

Suzanne
Bastian
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Suzanne Bastian, 47 ans, Maître de conférences, est vétérinaire microbiologiste et écologue du paysage (MSc, PhD). Elle enseigne depuis 7 ans la réglementation sanitaire vétérinaire, les zoonoses et le développement durable à Oniris, École Nationale Vétérinaire et Agro-alimentaire de Nantes (France) dans une approche « Une seule Santé ». Elle coordonne une unité de valeur « Animal, Écosystèmes et Territoires » en enseignement initial vétérinaire. Elle coordonne également un enseignement en fin de cursus (MSc) sur l’épidémio-surveillance dans la faune sauvage et les aspects cliniques et éthiques de la réhabilitation. Ses recherches dans le laboratoire BioEpAR Biologie, Épidémiologie et Analyse de Risque (UMR Oniris/INRA 1300) portent sur le fonctionnement des communautés réservoirs de maladies transmises par les tiques, ainsi que sur la gestion des risques par les pratiques agricoles. Dans de précédentes fonctions, à l’École Nationale...

Audrey
Simon
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Après plusieurs années de pratique en clientèle vétérinaire, Audrey Simon a obtenu un master en santé environnementale à l’Université Joseph Fourier-Grenoble 1 (2006). Elle a poursuivi sa formation en recherche par un doctorat en épidémiologie à l’Université de Montréal (2007-2012). Ses travaux portaient sur une analyse du risque de transmission de la toxoplasmose chez les Inuit du Nunavik (projet de phase 2 d’ArcticNet en collaboration avec la Société Makivik). En stage post-doctoral à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe depuis 2012, Audrey Simon coordonne plusieurs projets sur les zoonoses dans le Nord, en collaboration avec les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve Labrador, qui privilégient une approche globale et intégrée des problèmes de santé publique dans le contexte des changements climatiques et anthropogéniques. Elle a participé à la création et au développement du projet d’appui à la santé publique...

Patrick
Leighton
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Patrick Leighton est professeur adjoint à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Il a obtenu son PhD en écologie de la faune de l’Université McGill et s’est ensuite spécialisé dans l’épidémiologie des maladies zoonotiques en tant que chercheur postdoctoral à l’Université de Montréal et l’Université de Toronto. En tant que professeur, il a été très impliqué dans la création des Microprogrammes en santé publique vétérinaire, nouveaux programmes de formations en santé publique offertes à la Faculté de médecine vétérinaire depuis l’été 2012. Sa recherche aborde les effets des changements climatiques et de la géographie sur la dispersion de parasites et d’agents pathogènes. Son programme de recherche comprend des projets en cours sur l’émergence de la maladie de Lyme et du virus du Nil occidental au Canada, et l’éco-épidémiologie de la rage dans l’Arctique canadien. Notamment, il est le chercheur...

Denise
Bélanger
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Denise Bélanger, dmv, Ph.D., professeure titulaire, département de pathologie et microbiologie, Faculté de médecine vétérinaire, Université de Montréal, et membre du GREZOSP (Université de Montréal). Depuis le début de sa carrière à la Faculté de médecine vétérinaire, elle enseigne l’épidémiologie aux étudiants inscrits en médecine vétérinaire, et ses recherches portent sur l’épidémiologie des zoonoses, le contrôle de la rage du raton laveur et du renard, et sur la résistance aux anthelminthiques, plus particulièrement les perceptions des producteurs agricoles face à cet enjeu d’ampleur international. Elle a été en charge du projet intitulé « Information pour l’adaptation aux risques dus aux maladies vectorielles », projet qui reposait sur les approches multi-critères d’aide à la décision. Depuis 2007, elle est présidente du comité scientifique sur la rage du raton laveur, un comité nommé par le gouvernement du Québec. Ce dernier a...

Cécile
Aenishaeslin
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Cécile Aenishaenslin est titulaire d’un doctorat en médecine vétérinaire (2004) et d’une maîtrise en études internationales (2008) de l’Université de Montréal. Elle a cofondé avec Denise Bélanger le Groupe international vétérinaire (GIV) de la faculté de médecine vétérinaire, et a développé le projet d’appui à la santé publique vétérinaire et à la santé animale au Nunavik. Elle complète actuellement un doctorat en épidémiologie à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Ses travaux portent sur la prévention des zoonoses au Québec et dans un contexte international, et elle s’intéresse particulièrement à la prise de décision au niveau des institutions publiques. Elle a notamment utilisé les outils d’analyse multicritère dans le contexte de la prévention de la maladie de Lyme au Québec et en Suisse.

Josiane
Houle
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Josiane Houle est vétérinaire clinicienne au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire (CHUV) de l'Université de Montréal. Elle coordonne le Groupe international vétérinaire (GIV) qui travaille depuis longtemps avec les communautés du Nunavik dans le cadre du projet d’appui à la santé publique vétérinaire et à la santé animale au Nunavik. Ce projet a débuté en 2008 après que des acteurs locaux et provinciaux, incluant la Société Makivik, l’Administration Régionale Kativik et les autorités en santé publique, aient démontré un besoin d’expertise vétérinaire dans les communautés nordiques. Le principal objectif des interventions réalisées dans le cadre de ce projet est la promotion de la santé publique vétérinaire ainsi que la santé des animaux domestiques dans les communautés nordiques du Nunavik. Ce projet, basé sur l’engagement des communautés, envoie chaque année des étudiants vétérinaires dans plusieurs communautés du Nunavik...

Peter
May
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Peter May est technicien de la faune au Centre de Recherche du Nunavik (CRN) de la Société Makivik et a une longue expérience de travail avec les communautés Inuites du Nunavik. Il travaille au CRN depuis au moins 25 ans et apporte son expertise et ses connaissances du milieu et de ses habitants aux nombreux projets de recherche qui se déroulent au CRN. Avec Sandy Suppa, il a participé activement à la mise en place du protocole de la rage pendant toutes ses années, et il est notamment impliqué dans la récolte des échantillons dans les communautés du Nunavik et dans leur envoi pour les tests de rage. Il offre un soutien en Inutiktut pour les vétérinaires du Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) qui visitent chaque année les villages du Nunavik pour offrir essentiellement des services de vaccination.

Sandy
Suppa
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Sandy Suppa est technicien de la faune au Centre de Recherche du Nunavik (CRN) de la Société Makivik et a une longue expérience de travail avec les communautés Inuites du Nunavik. Il travaille au CRN depuis au moins 25 ans et apporte son expertise et ses connaissances du milieu et de ses habitants aux nombreux projets de recherche qui se déroulent au CRN. Dans le cadre du programme de surveillance de la Trichinellose au Nunavik, il réalise les analyses de laboratoire depuis plusieurs années au CRN. Avec Peter May, il a participé activement à la mise en place du protocole de la rage pendant toutes ses années, et il est notamment impliqué dans la récolte des échantillons dans les communautés du Nunavik et dans leur envoi pour les tests de rage.

Jean-François
Proulx
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Depuis une 30aine d'années, Jean-François Proulx est médecin conseil en maladies infectieuses à la Direction régionale de santé publique du Nunavik et pour le Nunavik Regional Board of Health and Social Services (NRBHSS). Il est le spécialiste des maladies zoonotiques du Nunavik et c'est lui qui va investiguer toutes les épidémies qui se passent au Nunavik. Franchement, je suis mal placé pour faire sa bibliographie. Par contre, il a fait partie du groupe qui a créé le protocole de la rage au Nunavik, pour s'assurer que les gens qui sont mordus par des animaux suspectés rabiques, soient traités. Il est là depuis le début. Il a fallu faire le protocole pour tous les intervenants dans le système de la santé publique et travailler avec les autres organismes régionaux (Makivik, KRG) et même nationaux (ACIA) pour organiser la logistique de l'échantillonnage pour prouver la source du virus. Il a participé dès ses débuts au développement du projet d’appui à la...

Francis
Levesque
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Anthropologue de formation, Francis Lévesque est professeur-chercheur à l’Unité de formation et de développement des programmes autochtones de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (campus Val-d’Or). Il travaille avec les Inuits du Nunavut et du Nunavik depuis 2000. Ses recherches portent principalement sur les relations entre les Inuit et leurs chiens ainsi que sur la gestion des Inuit et de leurs chiens par les administrations des Territoires du Nord-Ouest, de la province de Québec et du gouvernement fédéral au 20e et 21e siècle. Il a entre autres étudié l’abattage des chiens des Inuits au Nunavik et sur l’île de Baffin (Nunavut) entre 1955 et 1970. Dans cette recherche, il a exploré l’ontologie des chiens pour montrer que si leur abattage fut si douloureux pour les Inuits, c’est que les chiens qui mourraient étaient souvent intégrés à des réseaux familiaux et qu’ils formaient avec leur maître une unité qui, brisée, menaçait la vie...

Manon
Simard
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Bachelière en Science (Biologie) de l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick depuis 1993 et Maître en Science de l’Université McGill, Québec, depuis 1997. Après une expérience variée comme observateur en mer et biologiste marine en Alaska et au Madagascar, elle devient technicienne en laboratoire en santé des mammifères marins, où elle se spécialise en échantillonnage et nécropsies de mammifères marins et en identification des parasites tels que Toxoplasma gondii, Trichinella nativa, Cryptosporidium sp. et Giardia sp. et autres coccidies. Elle passe 11 ans (2003-2014) à travailler comme parasitologiste de la faune à la Société Makivik, à Kuujjuaq, Québec, où elle fait de la recherche sur les zoonoses d’importance pour les Inuits et pour l’aménagement de la faune du Nunavik. Elle était responsable de la planification et la coordination des projets de recherches et des activités de surveillance des zoonoses et santé animale, sur le terrain et en...

Johanne
Saint-Charles
Suzanne,Audrey,Patrick,Denise,Cécile,Josiane,Peter,Sandy,Jean-François,Francis,Manon,Johanne Bastian, Simon, Leighton, Bélanger, Aenishaeslin, Houle, May, Suppa, Proulx, Levesque, Simard, Saint-Charles

Directrice du Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-être, la santé, la société et l'environnement (Cinbiose) et professeure titulaire en communication sociale et publique, Johanne Saint-Charles a développé une expertise dans l’étude des dynamiques relationnelles, en particulier dans les groupes et les réseaux humains. La majorité de ses recherches se déroulent en contexte interdisciplinaire et en partenariat dans une perspective écosystémique de la santé et du bien-être humain (écosanté).


Son travail l’a conduit a collaboré (à titre de chercheuse principale ou de cochercheuse) avec des collègues d’un peu partout dans le monde et issus de nombreux champs disciplinaires. Elle est actuellement chercheuse principale pour le Canada d’un partenariat regroupant deux communautés de pratique en approches écosystémiques de la santé (l’une en Amérique latine et l’autre pancanadienne) et d’un équipe pancanadienne sur le genre, la santé et...

Pièces jointes publiques

Compte-rendu de la présentation du projet réalisée lors du séminaire de restitution de l'OHMI NUNAVIK, qui a eu lieu à Québec les 19 et 20 novembre 2015.