Projets lauréats financés

58 résultats

Porteur: Laine Chanteloup

Coporteurs: Thora Herrman et Fabienne Joliet


Disciplines:

GeographieSocio-anthropologie

Mots clés:

territorialités autochtonesnaturalitéjeunesseiconographie autochtoneNunavik

Résumé:

Les travaux engagés dans NUNA visent à éclairer par les images et les mots inuit ce que recouvre aujourd’hui nuna au Nunavik (territoire en Inuktitut), à identifier les territorialités inuit qui se dessinent entre tradition et altérité et analyser comment au sein d’un même territoire différents modes de naturalités coexistent et se combinent. C’est à travers la production iconographique inuit que l’interaction Société-Environnement autochtone et son évolution est interrogée. L’outil vidéo est utilisé pour engager une réflexion autour de Nuna avec les adolescents inuit. Les ateliers vidéos menés à Kuujjuarapik/Whapmagoostui (55eN, porte d’entrée du Nunavik sud) (2016) et Kangiqsujuaq, 61eN (au nord du Nunavik) (2017) ont donné lieu aux premières analyses concernant l’évolution et les dynamiques des territorialités inuit contemporaines. Si un gradient SUD/NORD de l’empreinte de la tradition semble se dessiner au Nunavik, ce résultat reste à confirmer et à affiner avec une troisième communauté inuit, Umiujaq. En effet, bien qu’a une latitude intermédiaire, Umiujaq (56’33e N) offre un contre point intéressant à étudier en tant que dernière communauté sédentarisée créée au Nunavik (1986). De plus, sa localisation à la limite des arbres et en périphérie directe du parc national Tursujuq ouvre des perspectives pour approfondir les réflexions sur les modes de naturalité dans la mesure ou les 3 autres communautés interrogées précédemment se situent entre 30 et 50 km d’un parc. Enfin, les données de l’atelier vidéo menés avec les adolescents à Umiujaq viendraient compléter les données photographiques rassemblées auprès des adultes et des aînés de la communauté.


Participants:

Laine Chanteloup, Thora Herrmann, Fabienne Joliet

Porteur: André Ravel

Coporteurs: Suzanne Bastian


Disciplines:

Eco-epidemiologieSante publique

Mots clés:

InuitChienEnvironnementSantéBien-êtreEcosantéPeurAttaqueMorsureRageParasitismeSurpopulationTension sociale

Résumé:

Partie intégrante de l'environnement physique, social et culturel des Inuits, les chiens représentent une source de bien-être pour eux mais également une menace pour le bien-être et la santé des habitants des communautés nordiques du Québec. Dans la prévention de problèmes de santé associés aux chiens au Nunavik, il est fondamental de reconnaître et de comprendre ensemble la perspective inuite actuelle et celles des autres acteurs notamment en regard de l’impact positif sur la santé et le bien-être que représente le chien à l’interface Inuit-environnement. S’appuyant sur une approche écosanté et sur le principe du «double regard», le projet de recherche vise à mieux connaitre les liens entre les chiens et la santé et le bien-être des habitants de Kuujjuaq et à atténuer les problèmes à l’interface Inuit-chien-environnement tout en optimisant le bien-être.


Participants:

Suzanne Bastian, Cécile Aenishaeslin, Audrey Simon, Francis Lévesque, Johanne Saint-Charles, Jean-François Proulx, Denise Bélanger, Manon Simard,

Porteur: Laine Chanteloup

Coporteurs: Thora Herrmann


Disciplines:

AnthropologieGeographieSocio-anthropologie

Mots clés:

TerritoirePerceptionsJeunes Nunavimmiutateliers vidéosTransmission de savoirsdécolonisation de la recherche

Résumé:

La sédentarisation et l’évolution des modes de vie ont profondément transformé le rapport au territoire des Inuit. Si aujourd’hui, les différentes générations se côtoient et évoluent dans l’espace commun des villages, leur rapport au territoire, leur structure mentale de ce qu’est le territoire et donc leur construction personnelle et culture en lien avec celui-ci diffèrent fortement entre les aînés et les jeunes. S’intéressant à ces questions de territorialités, d’identité territoriale qui se construit en fonction des individus et construit en retour les individus, ce projet de recherche s’intéresse au regard que les adolescents du Nunavik portent sur le territoire dans lequel ils évoluent. Cette étude vise à donner la parole à cette jeunesse qui représente l’avenir, afin qu’elle puisse donner à voir ses perceptions du territoire, ses manières de l’habiter et de l’investir. A travers la production de courts métrage filmés par les jeunes de différentes communautés du Nunavik suivant un gradient SUD/NORD, le triptyque Individus-Société-Environnement est interrogé. Ces films permettent de mieux connaître le rapport que les jeunes entretiennent avec leur territoire (« nuna » en inuktitut), leur patrimoine naturel et culturel. Ils permettent également d’identifier les enjeux territoriaux et les évolutions culturelles. Les ateliers vidéo sont aussi l’occasion de créer du lien entre les différentes générations. Celles-ci sont amenées à échanger lors des ateliers vidéo et de la projection des films sur ce que représentent et comment se construit Nuna dans la culture inuit aujourd’hui.


Participants:

Thora Herrmann, Fabienne Joliet, ISUMA TV

Porteur: Didier Haillot

Coporteurs: Daniel Rousse


Mots clés:

Energies renouvelableEfficacité énergétiqueDéveloppement communautaire durableApprovisionnement localAgriculture circumpolaireGéographie

Résumé:

Vivant sur des territoires isolés où aucune route terrestre ne permet de se rendre, les Inuit du Nord canadien font face, depuis les dernières décennies, à de grands défis d’adaptation, notamment sur le plan de l'accès à l'énergie. Étant hors réseaux électriques, les communautés sont extrêmement dépendantes des produits pétroliers pour leur production électrique et thermique provenant, respectivement, de génératrices diesel et de la combustion du mazout. L'implantation de moyen de production énergétique renouvelable constitue une alternative afin de produire de l’énergie « propre » réduisant ainsi le recours aux énergies fossiles. Cependant, avant d’envisager le recours à ces sources d’énergie, coûteuses en investissement, une phase d’optimisation énergétique est nécessaire afin de réduire les consommations. Le projet SEQINEQ' est porté par trois institutions, deux françaises (le laboratoire LaTEP de Pau et le laboratoire PROMES de Perpignan) et une Québécoise (l'ETS de Montréal). Il s'agit de la suite de l'APR SEQINEQ dont les perspectives de recherches sont particulièrement importantes. Le projet repose sur quatre principaux axes de recherche, soit: (1) évaluation et caractérisation des besoins énergétiques des communautés; (2) perspectives de réduction des consommations; (3) potentiel de la ressource solaire pour l'électricité et le chauffage; puis (4) étude de cas sur les serres communautaires. La population et les institutions locales seront fortement impliquées dans ce projet qui vise à mettre en place, à long terme, des moyens de production d’énergie locaux, maitrisés et compris par les populations, durables, respectueux de l’environnement et de ces habitants. Des collaborations avec d'autres programmes de recherche seront aussi envisagées.


Participants:

Daniel Rousse, Stéphane Gibout, Xavier Py, Cédric Arrabie

Porteur: Jasmin Raymond

Coporteurs: Chrystel Dezayes et Mikael Philippe, BRGM


Disciplines:

Geologie

Mots clés:

NunavikKuujjuaqénergieélectricitéchaleurgéothermieréservoir géologiquepompe à chaleur

Résumé:

Couramment utilisés au Nunavik et transportés par bateaux, les hydrocarbures servent à produire de la chaleur ou de l’électricité à des coûts financiers et environnementaux élevés. Face à ce constat, l’utilisation des technologies géothermiques représente une alternative pour diversifier les apports énergétiques et diminuer les émissions de CO2. Cela pourrait donner lieu à la création de nouveaux secteurs d’activité pour les communautés, comme la production agricole en serre. Toutefois, l’étendue des ressources géothermiques du Nord est méconnue. Le territoire est vaste et les propriétés thermohydrauliques qui caractérisent les ressources superficielles et profondes varient beaucoup. Dans cette perspective, le projet de recherche vise à démontrer le potentiel des ressources géothermiques du Nord afin de favoriser le développement de cette filière énergétique durable. Les travaux seront réalisés par le Bureau de recherches géologiques et minières en France et l’Institut national de la recherche scientifique au Québec, avec le support de la Chaire de recherche sur le potentiel géothermique du Nord, laquelle est appuyée par l’Institut nordique du Québec. Les recherches permettront d’évaluer des stratégies pour réduire la consommation d’hydrocarbures et évaluer la performance des systèmes géothermiques en milieu nordique, principalement pour la communauté de Kuujjuaq, afin de donner accès à une énergie propre. Pour y arriver, trois objectifs sont visés : - valoriser les environnements géologiques du Nord à fort potentiel géothermique; - améliorer les méthodes de conception et d’opération des systèmes géothermiques nordiques installés dans un contexte de pergélisol; - développer des technologies pour faciliter l’exploitation de la géothermie dans le Nord.


Participants:

Chrsytel Dezayes, Mikael Philippe

Porteur: Armelle Decaulne

Coporteurs: Najat Bhiry


Disciplines:

GeographieGeologiePaleoenvironnementSociologie

Mots clés:

pentesgéoprocessusaléasrisquepopulation

Résumé:

Plusieurs villages et parcs de Nunavik (nord du Québec, Canada) sont situés à proximité de hauts reliefs dont les versants enregistrent de fréquents mouvements gravitaires. La documentation de la mise en place des modelés créés, leur dynamique et les risques que l’aléa fait peser sur une population locale en constante croissance et des touristes de plus en plus nombreux au sein des parcs est requise. Le premier objectif du projet MOVE-NUNAVIK vise à améliorer la connaissance des géodynamiques de pente et leur activité sur le long terme, le moyen et le court terme dans un contexte de réchauffement climatique. Le second objectif est la caractérisation de l’aléa et des situations de vulnérabilité, afin d’être en mesure de définir et de quantifier le risque que représentent les aléas gravitaires. Pour atteindre ces objectifs, nous privilégions une méthodologie fondée à la fois sur des travaux de terrain en géomorphologie et stratigraphie et sur des analyses en laboratoire (datations, sédimentologie, dendrochronologie, paléoécologie). L’ensemble des données ainsi acquises sera confronté aux savoirs des Aînés Inuits des communautés dans le cadre d’entrevues semi-dirigées. Les questions porteront sur les possibles occurrences des processus gravitaires et sur la perception de leurs impacts.


Participants:

Thierry Feuillet, Najat Bhiry, Denis Sarrazin, Caroline Desbiens

Porteur: Esther Lévesque

Coporteurs: Jean-Pierre Dedieu et José Gérin-Lajoie


Disciplines:

AnthropologieChimieEcologieGeomatiqueGeospatialisationHydrologie

Mots clés:

Qualité de l’eauSuivi communautaireBiosurveillance aquatiqueTransmission des savoirs locauxTélédétectionCartographie interactiveAutonomisationCapacity-building

Résumé:

Le programme de biosurveillance aquatique communautaire sur la rivière George, AQUABIO, a été initié au cours de 2016 en tant que projet-pilote, suite à une demande de la communauté de Kangiqsualujjuaq. Suite à l’appréciation du camp de Science 2016 par tous les participants, la communauté a demandé de poursuivre cette initiative en 2017. Dans le cadre d’un projet participatif, la continuité est un élément essentiel à l’établissement d’un lien de confiance et d’une collaboration fructueuse à long terme. Ce sera l’occasion de mettre en place un programme d’échantillonnage permanent et d’utiliser des outils novateurs (télédétection, cartographie interactive) pour étudier la rivière George à l’échelle de son bassin-versant. La télédétection permettra de spatialiser et temporaliser les processus de sédimentation, la productivité aquatique (chlorophylle) ainsi que les changements se produisant au niveau des berges et de la végétation par analyse comparative d’images (2000-2016). La cartographie interactive favorisant le dialogue entre ainés et jeunes, c’est un outil qui est de plus en plus utilisé chez les nations autochtones, particulièrement par les jeunes qui l’apprécient beaucoup. Les noms de lieux inuits, le savoir et les histoires qui y sont reliés, ainsi que les changements environnementaux observés peuvent y être présentés de façon visuelle (vidéo, photos) et sonore (entrevues), sur support d’images Google Earth. Les livrables seront utiles tant à la municipalité, à l’école Ulluriaq, à Parcs Nunavik et à l’Administration régionale Kativik pour l’aménagement, le suivi et la conservation du territoire, comme matériel pédagogique et comme archive et outil d’aide à la décision.


Participants:

Esther Lévesque, Jean-Pierre Dedieu, Thora M. Herrmann, Jan Franssen, José Gérin-Lajoie, Ellasie Annanack, Eleonora Townley, Mathieu Monfette, Justine A. Rowell, Émilie Hébert-Houle, Michael Kwan, Derek Muir

Porteur: Juliette Rouchier

Coporteurs: Corinne Pardo


Disciplines:

EconomieGeographieSociologie

Mots clés:

Serious gamedilemme de biens communsargumentationcoordination action collectivesciences de l'éducation

Résumé:

Le projet s'inscrit dans une vision d'éducation au développement durable, porté en partie par les sciences de l'éducation et plus généralement les sciences sociales s'intéressant à la coordination d'action collective et aux moyens de l'améliorer. L'aspect éducatif est abordé par l'intermédiaire d'un jeu, déjà construit pour représenter des éléments structurels liés à la problématique des boues rouges traitées dans le cadre de l'OHM bassin minier. Ce jeu se veut facilement utilisable par des enseignants ou des animateurs souhaitant se l'approprier pour des publics divers - il n'a pour autant pas encore été testé suffisamment pour garantir que l'aspect éducatif soit atteint - que ce soit pour apprendre des modèles de processus, ou des comportements d'arbitrage liés à des interactions sociales et économique liées à la co-action autour de biens communs. Le but du projet est donc d'établir un réseau de chercheurs, d'école et éventuellement d'associations et de tester le même jeu dans diverses circonstances autour d'une grille d'analyse commune. Le jeu dans une version stabilisée et approuvée, ses modifications éventuelles (généralisation), le protocole construit, ainsi que le réseau d'école en contact et impliquée, seront les résultats du projet.


Participants:

Corinne Pardo, Angela Barthes, Sylvie Blangy

Porteur: Véronique Coxam

Coporteurs: Thora Hermann


Disciplines:

AnthropologieBiogeographieBotaniqueEcologie de la santeEconomieGeographieSante publiqueSociologie

Mots clés:

Femmes InuitGenreTransformationEducation nutritionnelleSécurité et souveraineté alimentaireSantéAgriculture circumpolaireSerres nordiquesPetits fruits.

Résumé:

Les bouleversements socio-écologiques de l’Arctique ont fait reculer la pratique des activités de subsistance. La gouvernance du Nunavik doit donc faire face aux grands défis de la sécurité alimentaire. Le développement d’une agriculture nordique, conforme aux normes culturelles, est envisagé comme une solution innovante. Les serres communautaires pourraient effectivement permettre d’accroître l’offre en produits frais locaux et améliorer la qualité de l’alimentation, dans une démarche durable respectant les identités culturelles et favorisant l’éducation des jeunes, la réinsertion sociale et la réattribution d’un rôle clé des femmes pour l’optimisation de la santé des populations autochtones. Ce travail multidisciplinaire s’inscrit dans la continuité des APR 2015 et 2016 puisque l’axe relatif aux défis techniques et organisationnels à relever pour l’optimisation d’une serre en contexte nordique sera poursuivi. Le volet ethnobotanique s’intéressant aux relations humain-plante et à la possibilité de cultiver et valoriser des plantes du terroir dans les serres sera renforcé, d’autant qu’il nous permet d’introduire une étude innovante concernant la place des femmes (responsables de la cueillette des petits fruits et herbes locale) dans le dispositif envisagé pour améliorer la sécurité et l’autonomie alimentaires, ainsi que le bien-être des populations autochtones. Des matériels pédagogiques et des ateliers culinaires éducatifs intégrant la dimension santé seront créés, en partenariat avec la Régie de la santé, pour aider nos partenaires à se réapproprier les pratiques ancestrales de récolte et la production locale de nourriture, dans un contexte d'agriculture durable, pour instaurer une sécurité et souveraineté alimentaires pérennes, ainsi qu'1 système de partage des données.


Participants:

Thora Hermann, Véronique Coxam, Marie-Pierre Julien, Annie Lamalice, Sylvie Blangy

Porteur: Aurélie Antonio

Disciplines:

Geospatialisation

Mots clés:

Cartographie dynamiqueDonnéesOpenDataVisualisationWebmappingWebSIG

Résumé:

Aujourd’hui chaque OHM a la possibilité de publier et de visualiser ses données georéférencées grâce à l’utilisation de GeoServer intégré à l’outil libre de géocatalogue GéoNetwork version 3. Toutefois cet outil ne permet qu’une visualisation simple et certains OHM ont déjà installé ou sont en demande d’outils de visualisation qui possèdent des fonctionnalités avancées (gestion de l’évolution temporelle, création d’une cartographie dynamique à la demande de l’utilisateur, …). Ce projet consiste à proposer aux différents OHM une analyse comparative (fonctionnelle et technique) de différents outils issus du monde libre ou sous licence propriétaire. Cette analyse sera proposée sur la base d’études de cas (maquettes) qui seront accessibles en ligne aux membres des OHM. Cela permettra de guider les choix d’applications métier à mettre en œuvre en fonction des différents besoins. Nous étudierons également la pertinence et la faisabilité d’une solution mutualisée gérée au niveau central par le ROHM.

Porteur: Gael Le Roux

Coporteurs: Paula Marinho


Disciplines:

BiogeochimieChimieDendrochronologieDendrologiePaleoenvironnementSedimentologie

Mots clés:

archives environnementalespollutions métalliquescernes d'arbresédiments côtierstourbesisotopie du plombisotopie du mercure

Résumé:

Les territoires des OHMs sont fréquemment concernés par des pollutions anciennes et actuelles. Ceci est particulièrement vrai pour les éléments trace métalliques comme le plomb, l’arsenic ou le mercure. Le projet RETROW utilise des archives environnementales dans 3 OHMs (Vicdessos, Estarreja et Nunavik) pour reconstruire les chronologies de la pression humaine en termes de pollution dans ces territoires. Les reconstructions combinant différentes archives comme les sédiments, tourbes, cernes d’arbre ou otolithes permettent de caractériser les niveaux naturels antérieurs aux pollutions ainsi que de reconstruire les chronologies de ces pollutions et leurs sources (traçage isotopique). La phase 2 a pour objectifs de compléter les acquis de l’an dernier ainsi que de développer de nouvelles approches comme les mesures isotopiques du plomb dans les tourbières du Nunavik ou bien les mesures de métaux dans les diatomées retrouvées dans les sédiments récoltés lors de la phase I de RETROW à Estarreja.


Participants:

Paula Marinho, François De Vleeschouwer, Nuno Duraes, Salomé Fernandes Pinheiro de Almeida, Sophia Hansson, Franco Biondi

Porteur: Didier Haillot

Coporteurs: Daniel Rousse


Mots clés:

Energie renouvelableEfficacité énergétiqueDéveloppement communautaire durableApprovisionnement localAgriculture circumpolaireGéographie

Résumé:

Vivant sur des territoires isolés où aucune route terrestre ne permet de se rendre, les Inuit du nord canadien font face, depuis les dernières décennies, à de grands défis d’adaptation, notamment sur le plan de l'accès à l'énergie. Étant hors réseaux électriques, les communautés sont extrêmement dépendantes des produits pétroliers pour leur production électrique et thermique provenant, respectivement, de génératrices diesel et de la combustion du mazout. L'implantation de moyen de production énergétique renouvelable (solaire, éolien, hydro, biomasse…) constitue une alternative afin de produire de l’énergie « propre » réduisant ainsi le recours aux énergies fossiles. Cependant, avant d’envisager le recours à ces sources d’énergies, coûteuses en investissement, une phase d’optimisation énergétique est nécessaire afin de réduire les consommations. Le projet SEQINEQ est porté par trois institutions, deux françaises (le laboratoire LaTEP de Pau et le laboratoire PROMES de Perpignan) et une Québécoise (l'ETS de Montréal). Il repose sur quatre principaux axes de recherche, soit: (1) évaluation et caractérisation des besoins énergétiques des communautés; (2) perspectives de réduction des consommations; (3) scénario d'implantation des énergies renouvelables au Nunavik; puis (4) étude de cas sur les serres communautaires, en partenariat avec le projet PIRURSIAQ "plante ou fleur cultivée". La population et les institutions locales seront fortement impliquées dans ce projet qui vise à mettre en place, à long terme, des moyens de production d’énergie locaux, maitrisés et compris par les populations, durables, respectueux de l’environnement et de ces habitants.


Participants:

Daniel Rousse, Stéphane Gibout, Xavier Py

Porteur: Véronique Coxam

Coporteurs: Thora Martina HERRMANN


Disciplines:

BotaniqueEcologie de la santeSocio-anthropologie

Mots clés:

Agriculture circumpolaireSerres nordiquesCulture hydroponiquePermacultureEthnobotanique/ressources naturelles locales (inventaire botanique)Approvisionnement localDéveloppement communautaire durableSécurité alimentaireSantéEducation nutritionnelleRelations Homme-milieu

Résumé:

Face aux grands défis de la sécurité alimentaire dans les villages du Nunavik, le développement d’une agriculture nordique est envisagé comme une solution innovante. Visant la santé et le bien-être des communautés inuit, l'implantation d'une serre communautaire permet d’accroître l’offre en produits frais locaux et d’améliorer la qualité de l’alimentation, dans une démarche durable intégrant l’éducation des jeunes, la réinsertion sociale, la réappropriation des savoirs culinaires ancestraux et de la collaboration avec les programmes existants en santé communautaire. Ce projet repose sur trois principaux axes de recherche, soit (1) les défis techniques et organisationnels à relever pour l’optimisation d’une serre en contexte nordique (2) un volet ethnobotanique s’intéressant aux relations homme-plante et à la possibilité de cultiver et valoriser des plantes du terroir dans les serres et (3) la contribution d’un projet de serre à la sécurité et l’autonomie alimentaire et au bien-être. La démarche employée dans ce projet interdisciplinaire permet de co-construire, avec la population locale, un système d’approvisionnement local et durable et de comprendre la contribution d’un projet horticole à l’amélioration de la qualité de vie et de la santé de la population du Nunavik.


Participants:

Yohann Wittrant, Thora-Martina Herrmann, Annie Lamalice

Porteur: Armelle Decaulne

Coporteurs: Najat Bhiry


Disciplines:

BiogeographieDendrochronologieGeographieGeomorphologiePaleoenvironnementSedimentologie

Mots clés:

Parc national Tursujuqglissements de terraincoulées de débrisavalancheschutes de pierrerythmes d’activitélongueur de parcourscalendrier d’occurrencealéasvulnérabilité changements climatiques

Résumé:

Les pentes du parc national de Tursujuq (Nunavik, Canada) présentent des dénivelés suffisants pour générer des processus gravitaires : chutes de blocs, glissements de terrain, coulées de débris, avalanches. Les pentes des îles du lac à l’Eau-Claire, les cuestas d’Umiujaq et toutes celles du parc sont soumises à tous ces aléas gravitaires depuis la disparition des glaces, il y a 6000 ans. Le projet AGIR exploite le potentiel de datations relatives et absolues des petits bassins-versants du parc : analyse stratigraphique d’archives naturelles de l’évolution holocène des aléas gravitaires grâce aux nombreuses zones de piégeage où le matériel issu de l’activité géomorphologique sur les pentes s’est accumulé. La reconnaissance des processus géomorphologique et de leur répartition temporelle sur le long terme se fera à partir de carottes sédimentaires effectuées dans les zones distales, tandis que l’activité des derniers siècles sera documentée par la dendrogéomorphologie des épinettes noires déformées déjà observées sur les talus lors de la mission d’observation de l’été 2015. Le but ultime du projet AGIR est de caractériser la vulnérabilité au sein du parc national Tursujuq. Celui-ci est visité par les touristes et utilisé par les communautés autochtones de Kuujjuarapik-Whapmagoostui et d’Umiujaq. AGIR fonctionnera en parallèle du projet PARC qui recense les pratiques au sein du parc, autant celle des populations autochtones (dont la circulation est libre au sein du territoire de Tursujuq) que celles des visiteurs exogènes (dont la circulation est contrôlée par les autorités du parc).


Participants:

Najat Bhiry, Denis Sarrazin, Thierry Feuillet

Porteur: André Ravel

Coporteurs: Suzanne Bastian


Disciplines:

AnthropologieEco-epidemiologieSante publique

Mots clés:

InuitChienEnvironnementSantéBien-êtreÉcosantéPeurAttaqueMorsureRageParasitismeSurpopulationTension sociale

Résumé:

Partie intégrante de l'environnement physique, social et culturel des Inuits, les chiens représentent une source de bien-être pour eux mais également une menace pour le bien-être et la santé des habitants des communautés nordiques du Québec. Dans la prévention de problèmes de santé associés aux chiens au Nunavik, il est fondamental de reconnaître et de comprendre ensemble la perspective inuit actuelle et celles des autres acteurs sur l’impact positif sur la santé et le bien-être que représente le chien à l’interface Inuit-environnement. En application de l’approche écosanté et du principe du «double regard», le projet de recherche vise à mieux connaitre les liens entre les chiens et la santé et le bien-être des habitants de Kuujjuaq et à atténuer les problèmes à l’interface Inuit-chien-environnement tout en optimisant le bien-être.


Participants:

Suzanne Bastian, Cécile Aenishaeslin, Audrey Simon, Francis Lévesque, Johanne Saint-Charles, Jean-François Proulx, Denise Bélanger, Manon Simard, Patrick Leighton, Sandy Suppa, Peter May